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Données et méthodes Que mesurent les satellites? Les senseurs optiques à bord des satellites dont nous utilisons les données mesurent l'intensité de la lumière leur arrivant à différentes longueurs d'ondes. Celles-ci ne sont évidemment pas choisies au hasard lors de la conception du senseur, mais sont liées à certains phénomènes physiques prenant place dans l'océan. En télédétection optique, l'on travaille dans le domaine des longueurs d'ondes visibles (du bleu au rouge) et infrarouges. On parle donc couramment d'étude de la "couleur de l'océan". Il y a depuis quelques années une rapide augmentation du nombre de satellites transportant des senseurs permettant d'effectuer (entre autres) des observations océanographiques. Les senseurs en vol les plus utiles pour nous sont par exemple AVHRR, SeaWiFS, MERIS ou MODIS . Récemment, le senseur hyperspectral CHRIS a été mis en orbite. Les senseurs de nouvelle génération comme MERIS (monté sur Envisat, lancé le 1er mars 2002) vont permettre des avancées importantes dans de nombreux domaines. L'UGMM participe activement à l'utilisation des données scientifiques de ces missions. La figure suivante est une illustration simple de ce que le satellite SeaWiFS voit de son orbite, à environ 700 km d'altitude. 6 bandes de mesures sont présentes dans le visible, et deux dans l'infrarouge. Nous avons choisi de montrer ici une petite image de la côte belge. L'intensité de la lumière pour chaque point de l'image est représentée par un niveau de gris: noir ou foncé pour les faibles intensités, clair ou blanc pour les fortes. D'autres exemples d'imagerie sont également disponibles.
Intensité de la lumière mesurée par le senseur SeaWiFS à différentes longueurs d'onde pour la même vue de la côte belge. Passer la souris au-dessus des longueurs d'onde de mesure pour voir ce qui y est mesuré.
Comment travaille-t-on avec ces données? La lumière arrivant jusqu'au senseur en orbite ne provient malheureusement pas entièrement, loin s'en faut, de la mer. En effet, la majorité de l'intensité lumineuse mesurée (environ 90%) provient de l'atmosphère. Pour les océanographes qui désirent obtenir des informations sur la concentration en sédiments en suspension ou en chlorophylle, cela constitue un "bruit" dont il faut se débarrasser impérativement et le plus précisément possible. Ce travail, dit de correction atmosphérique, est une des parties les plus importantes et les plus complexes du traitement de l'imagerie satellitaire. Une fois la composante marine extraite du signal, un modèle de couleur de l'océan doit être utilisé pour calculer les concentrations en sédiments en suspension et en chlorophylle. Il s'agit ici d'une recherche de pointe dans laquelle l'UGMM est active. Des progrès significatifs sont attendus dans les prochaines années grâce à la mise en orbite de senseurs plus perfectionnés et aux progrès des connaissances théoriques en optique océanique et en traitement des données. Une grande importance est donnée à la validation des modèles développés à l'UGMM. Cela consiste à confronter les résultats des calculs à des observations effectuées en mer au moment du passage du satellite. Plusieurs campagnes sont organisées chaque année à bord du Belgica. De nombreux échantillons sont collectés, puis analysés par notre laboratoire.
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Prévisions côtières
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