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Missions de l’avion d’observation Au total, 250 heures de vol au-dessus de la mer sont planifiées chaque année. La majeure partie des heures de vol a été, il est vrai, jusqu’à présent consacrée à la surveillance des pollutions; en moyenne près de 80 pourcent du temps de vol. Il faut garder à l’esprit que quelle que soit la mission, l’activité de détection et d’identification des pollutions reste la première priorité. Depuis juin 2006, un nouveau programme d’observation aérienne de la mer a été initié dans le cadre duquel l’avion intervient de façon tout à fait intégrée dans la structure de Garde Côtière qui relie désormais les uns aux autres tous les services fédéraux et régionaux compétents. Une prise en compte encore plus systématique des différentes zones d’intérêt caractérise le nouveau programme. Les différentes missions: 1. Contrôle environnemental des rejets et pollutions Le contrôle environnemental des rejets et pollutions, principalement d’hydrocarbures, identifiables depuis l’Avion grâce à l’instrumentation spécifique , et ce, dans le cadre de missions planifiées de façon aléatoire mais régulière tout au long de l’année; et pas seulement durant les heures de bureau… Certains vols s'effectuent de nuit ou le week-end. Les horaires de vol sont tenus confidentiels afin de profiter au mieux d'un effet dissuasif. La présence de l’avion d’observation est un élément important de la lutte contre les rejets illégaux mais aussi de façon plus générale de la collecte des données liées à la qualité de la surface de l’eau: nappes d’hydrocarbures minéraux ou films d’hydrocarbures naturels, rejets chimiques, colis de substances dangereuses à la dérive,… 2. Support et guidage des unités d’intervention et de lutte en cas d’accident en mer L’avion a déjà rempli des missions importantes lors d’accidents maritimes majeurs, notamment lors de la collision du Tricolor. Pendant ce type d’incident, l’avion est en mesure de faire une évaluation rapide de l’ampleur de la pollution, de la menace qu’elle représente pour l’environnement marin et pour la zone côtière ainsi que des possibilités de la combattre. En cas de pollution constituant une menace pour la côte, l’avion avertit immédiatement la centrale de la Garde Côtière qui, à son tour, contacte le gouverneur de Flandre occidentale et les services fédéraux de l’Environnement. Dans un second temps, l’avion fournit une assistance utile aux navires de lutte: sans appui aérien, ces bateaux n’ont pratiquement pas la possibilité de délimiter la pollution et ne parviennent généralement pas à trouver rapidement les parties traitables (les plus épaisses) de la marée noire. Ce service est particulièrement apprécié par les diverses autorités qui sont chargées de la gestion des accidents impliquant des navires, notamment dans le cadre du Plan Catastrophe mer du Nord. 3. Contrôle des activités de pêche dans les eaux belges Le Service de la Pêche de la région flamande utilise l’avion et les moyens que l’UGMM met à sa disposition (moyens de localisation et de communication, opérateurs, prises de vues,…) pour réaliser un contrôle systématique des navires de pêche professionnels. Une quarantaine d'heures sont effectuées annuellement dans le but de contrôler le respect des législations applicables à la pêche professionnelle et sportive dans les zones sous responsabilité belge. 4. Observation des activités d’extraction des sables et graviers ainsi que des déversements des boues de dragage Les concessions d’exploitation des sables et graviers provenant des fonds marins sont attribués à des sociétés privées et sont strictement règlementées et contrôlées par le Ministère fédéral des affaires économiques. L’avion, dans le cadre de la bonne gestion des ressources marines, effectue une observation complémentaire des mouvements sur les zones d’exploitation. 5. Observation du trafic maritime, en collaboration avec les services maritimes de la Police Fédérale Un accord de coopération existe entre les administrations. Celui-ci permet à un agent de la police maritime d’accompagner les vols de surveillance afin d’avoir un œil sur le respect de la réglementation liée au trafic maritime ou à des pratiques illégales de commerce. L’UGMM peut en échange, par exemple, embarquer sur un bateau rapide de la Police Fédérale pour prendre des échantillons d’eau de mer. De tels échantillons doivent permettre de préciser la nature du polluant rejeté en mer par un navire. En cas de perte de cargaisons en mer par gros temps, l’avion peut participer aux opérations de recherche avec collaboration avec les navires intervenant dans le cadre de la structure de la Garde Côtière (Marine, Police de la Navigation et services de la Région flamande). 6. Suivi des permis et autorisations octroyées par le ministre dans le cadre d’activités telles que la mise en place de parc à éoliennes, le lancement d’unités de récoltes de moules,… en bref, tout travail soumis à autorisation pouvant avoir une influence sur l’écosystème marin L’avion vérifie que les structures qui sont placées en mer sont conformes aux prescriptions des licences d’exploitation. 7. Observation de phénomènes océanographiques Pour les scientifiques qui sont engagés dans l’étude des processus océanographiques et de l’impact de l’homme sur le milieu marin, l’avion est disponible pour enregistrer le canevas des activités humaines dans la zone côtière mais aussi pour observer des phénomènes remarquables comme les masses d’eau de couleurs différentes, les accumulations de macrophytes, les bancs découvrant, les vagues et embruns, turbulences et turbidité, etc... 8. Observation de la faune et de la flore présente en mer tels que les grandes baleines, dauphins et marsouins, les oiseaux en déplacement et au repos ou les proliférations algaires et les productions de mousses En cas de repérage de grandes baleines qui pourraient venir s’échouer sur les plages, l’avion fait rapport au service responsable de l’IRScNB et, le cas échéant il poursuit l’observation de ces animaux. Si de grandes concentrations d’oiseaux de mer sont observées en hiver dans les zones protégées, l’avion en informe les services fédéraux de l’Environnement pour leur permettre d’appliquer les plans stratégiques prévus et, si besoin est, de restreindre certaines activités humaines qui peuvent déranger les oiseaux. En cas de prolifération algaire provoquant le risque que de grandes quantités de mousses atteignent la côte, l’UGMM évalue la situation et en informe la centrale de la Garde Côtière. 9. Observation des activités récréatives et sportives le long de la côte: voile, boating et plongée individuelle, pêche sportive, la plage et les sports y attenant
10. Observation et contrôle du respect des règles en vigueur sur les aires protégées où les autres activités sont limitées - Zones de protection spéciale des oiseaux L'accumulation de toutes ces données contribue à maintenir un inventaire des pressions exercées sur l'écosystème que constitue la mer du Nord et vient confirmer le rôle de l'avion en matière de gestion marine et de conservation de la nature.
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Prévisions côtières
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