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Substances radioactives La mer du Nord est sujette à des rejets de substances radioactives. Des substances tant naturelles qu'artificielles sont susceptibles d'être rejetées au départ surtout des centrales nucléaires, mais aussi des installations de retraitement de combustible usé, de certains laboratoires médicaux ou de recherche. OSPAR a défini, en 1998, sa stratégie visant les substances radioactives dont le but est, en dernier ressort, de parvenir à des teneurs, dans l'environnement, proches des teneurs ambiantes dans le cas de substances radioactives présentas à l'état naturel, et proches de zéro dans le cas des substances radioactives de synthèse. La problématique, en ce qui concerne le milieu marin, associée aux substances radioactives est étudiée dans le cadre des projets MARINA I &II ("Project on the radiological exposure of the European Community from radioactivity in North European marine waters"). MARINA II a été rendue publique à l’automne 2002. Il s’agit d’une étude globale sur les pollutions radioactives dans les mers d'Europe du Nord, réalisée pour le compte de la Direction générale de l'environnement de la Commission européenne. Elle s'inscrit dans le cadre de la Convention OSPAR. Faisant suite à l’étude MARINA I dont les données s'arrêtaient au milieu des années 80, MARINA II a collecté des dizaines de milliers de données dans toute l'Europe, afin de fournir des informations sur tous les rejets de radionucléides en Mer du Nord, quelle que soit leur origine : rejets des installations nucléaires, des essais atmosphériques d'armes nucléaires menés dans les années 50 et 60, rejets des industries non nucléaires, conséquences de l'accident de Tchernobyl de 1986. Dans un deuxième temps, l'étude évalue les concentrations des différents radionucléides (césium, tritium, plutonium...) dans l'Atlantique Nord-Est. Elle évalue enfin l'impact de ces concentrations sur la population européenne dans son ensemble (dosimétrie collective). On retiendra de cette étude que, comparés au milieu des années 60, les apports de radioactivité (secteur civil et autres apports anthropogéniques) dans l’Atlantique du Nord-Est ont, à la fin des années 90, diminués de plusieurs ordres de grandeur pour les émetteurs alpha et beta et pour le tritium. Les niveaux maxima ayant été atteint au cours des années 60 et au début des années 70. Au cours de la même période (‘60-’90), on observe des réductions dans les concentrations de radionucléides dans l’environnement marin et, par conséquent, des réductions dans les doses auxquelles le public est collectivement exposé. Depuis le milieu des années 80, les apports d’activité beta dans la zone OSPAR proviennent principalement des installations de retraitement du combustible nucléaire (Sellafield et Cap de la Hague). En ce qui concerne les apports d’activité alpha, les sources sont dominées par l’industrie des phosphates et par la production de pétrole et de gaz en Mer du Nord. Eu égard à l’importance (en terme de radioactivité) et à l’efficacité biologique plus élevée des radiations alpha, les industries respectives des phosphates et de production de pétrole contribuent majoritairement à l’exposition collective de la population de l’Union Européenne au départ de sources industrielles. En comparaison, d’autres sources (production et utilisation en radiopharmacie, entretien de sous-marins nucléaires, rejets historiques de déchets en mer et accidents autres que Tchernobyl) négligeables. L’étude montre aussi que les doses, provenant des activités industrielles, dans le biote (autre que l’homme) sont faibles, d’un ordre de grandeur comparable au bruit de fond naturel. L’étude en retient la conclusion que, sur base des connaissances actuelles, on ne doit pas s’attendre à des effets négatifs sur les populations du biote marin. En Belgique, l'instance compétente pour les matières radioactives est l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (FANC). |
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